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"Les Animaux malades de la peste", une fable de Jean de la Fontaine

vendredi 20 mai 2011

fables lafontaine



Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.


Extrait du site poésie.webnet.fr (Les grands classiques) 
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"Manger peut-il nuire à notre santé ?" : Le livre Noir de l'Agriculture

mercredi 16 février 2011

livre noir agriculture
Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes ? Les Shadoks, aujourd’hui, c’est nous, ou plutôt notre agriculture. 

Malgré son coût prohibitif, celle-ci ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. 

Les ressources d’eau sont gaspillées, polluées. 
Nous recevons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. L’agriculteur ne s’en sort plus, et il est injustement voué aux gémonies, lui qui n’est que le bouc émissaire d’un système qu’il subit. La confiance est rompue.

Pendant deux ans, Isabelle Saporta a parcouru les campagnes françaises. Dans cette enquête, elle met au jour l’absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette, du cours d’eau pollué aux cancers environnementaux provoqués par les pesticides, des animaux trop traités à l’antibiorésistance.
La conclusion semble s’imposer : puisque notre agriculture pose plus de problèmes qu’elle n’en résout, il est urgent de changer de cap et de revenir à davantage de raison. Mais si tout le monde s’accorde sur le constat d’échec, aucun responsable politique ne veut prendre le risque de s’attaquer aux fondements de l’agriculture intensive.

Loin de se contenter de brosser un tableau alarmiste, Isabelle Saporta avance des solutions simples. Pour les trouver, il suffit de savoir écouter ceux qui connaissaient le monde avant son délire productiviste. Ceux qui, aujourd’hui, travaillent d’arrache-pied à remettre les champs dans les sillons du bon sens paysan.

Isabelle Saporta est journaliste. Elle a longtemps préparé les émissions de Jean-Pierre Coffe sur France Inter. Elle est l’auteur de documentaires, dont "Manger peut-il nuire à notre santé ?" et collabore à Marianne.

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Biographie de l'auteur
copyright : Jean-Marc Gourdon
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Des québecois analysent le clivage gauche / droite

mardi 1 février 2011


Dans leur livre,  publié aux Presses Universitaires de Montréal (PUM), Alain Noël et Jean-Philippe Thérien, tous deux professeurs au Département de science politique, démontrent que le clivage gauche-droite «est doté d'une formidable résilience». 
Partout dans le monde, cette dichotomie persiste et s’impose parce qu'elle reflète des positions fondamentalement différentes à l'égard de l'égalité sociale.

Dépassé, le clivage gauche-droite? Pas du tout, répondent les politologues Alain Noël et Jean-Philippe Thérien : "La gauche et la droite: un débat sans frontières". Alors que dans les années 80 et 90 plusieurs experts ont proclamé que la mondialisation de l'économie avait fait disparaître ce clivage et que nous assistions même à la «fin des idéologies», on est bien obligé d'admettre que le cadre gauche-droite «est doté d'une formidable résilience», affirment d'emblée les auteurs, tous deux professeurs au Département de science politique de l'Université de Montréal.

Un débat sans frontières
Ne dit-on pas, en effet, que la gauche démocrate a repris le pouvoir aux États-Unis? Que le Japon, l'Inde et de nombreux pays d'Amérique latine ont des gouvernements de gauche ou de centre gauche? Que la droite conservatrice est au pouvoir à Ottawa parce que le Québec vote à gauche?
Sur la scène internationale, où les enjeux politiques sont plus complexes, la même grille d'analyse éclaire les positions de chacun relativement à la mondialisation, la guerre en Irak, la lutte contre le réchauffement climatique, la place des cultures nationales, la façon de concevoir l'Union européenne, etc. Même ceux qui ont cherché une troisième voie ont fini par réinventer une dichotomie gauche-droite, qui n'a jamais cessé d'exister, estiment les auteurs.

Des divergences quant à l'égalité
«En fait, c'est la droite qui a tendance à dire que le clivage est dépassé et qu'il faut chercher à faire pour le mieux en se fiant au « gros bon sens ». En ce sens, notre livre est un livre de gauche», déclare Alain Noël au sujet de l'ouvrage. L'idée maîtresse du livre est que si cette division persiste, c'est qu'elle est basée sur des positions divergentes en ce qui concerne l'égalité sociale.
Ce qui caractérise la droite et la gauche, ce n'est donc pas une position d'ouverture ou de fermeture vis-à-vis du changement (on parle d'ailleurs de «révolution conservatrice» au Canada) ni même l'attitude à l'endroit de la démocratie ou de la modernité, mais plutôt le choix des moyens à prendre pour atteindre l'égalité.
«La droite est pour une égalité juridique et laisse à chacun le soin de faire sa place selon ses capacités parce que trop d'État-providence crée de la dépendance. La gauche cherche quant à elle une égalité de résultat en combattant les injustices. La droite se dit que la situation pourrait être pire alors que la gauche se dit que ça pourrait aller mieux », explique Alain Noël.

Un clivage universel
À l'appui de leur défense de cette grille d'analyse, les deux politologues soumettent les résultats de sondages internationaux effectués sur les cinq continents et qui montrent une concordance entre l'autopositionnement à gauche ou à droite et l'attitude quant aux enjeux sociaux liés à l'égalité. «Plus une personne se situe à droite, plus elle est susceptible de penser que les écarts de salaire sont importants pour encourager l'effort individuel, que la richesse doit être distribuée en fonction de la réussite et que les impôts doivent être bas. À gauche, les répondants préfèrent une société égalitaire, avec une couverture sociale généreuse de l'État. Ils ont aussi tendance à penser que la compétition est malsaine», écrivent les auteurs.

Les gens qui se positionnent à droite ont également tendance à avoir un jugement défavorable vis-à-vis de l'homosexualité, de l'avortement et de l'immigration. «La grille gauche-droite marche à tout coup et les gens comprennent le concept. C'est la grammaire de la vie politique, même dans les pays non polarisés politiquement ; elle nous permet de comprendre la structure de nos désaccords et de les rendre intelligibles », souligne Alain Noël.

On ne cesse d’entendre en France que droite et gauche mélangent les genres pour séduire l’électorat du camp de l’autre. Est-ce la fin du clivage gauche-droite en France ? Y a-t-il encore une droite et une gauche en France ?

« Les notions contemporaines de gauche et de droite sont nées en France, pendant la Révolution, et elles s’y sont précisées encore davantage à la fin du dix-neuvième siècle, avec la montée du socialisme.  Le clivage gauche-droite est donc très tôt devenu constitutif du paysage politique français et il continue encore aujourd’hui de structurer les débats sociaux dans ce pays. 
 Partagé entre ceux qui s’indignent des torts causés par la crise financière et de la montée des inégalités et ceux qui s’inquiètent plutôt de la compétitivité du pays et des coûts de la protection sociale, l’électorat français se divise encore clairement en fonction de l’axe gauche-droite. Au gré des enjeux, les partis peuvent parfois brouiller les pistes, mais ils reviennent toujours à l’essentiel, qui définit leur base sociale et leur raison d’être. Les Français savent bien, par exemple, que le président Sarkozy n’appartient pas et n’appartiendra jamais à la gauche. »
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L´honneur et les honneurs, par Alain Morvan

vendredi 25 janvier 2008

L´ancien recteur de Lyon, Alain Morvan, qui avait été démis de ses fonctions en pleine campagne des présidentielles, vient de publier le livre "l´honneur et les honneurs". Il veut ainsi rétablir sa part de vérité sur les raisons qui ont poussé des hommes politiques à le "congédier comme un domestique, après quatorze ans au service de l´Etat".


Révoqué en mars 2007 pour s'être opposé à l'ouverture d´un lycée musulman à Décines, il raconte comment il s´est trouvé en opposition dès son arrivée à Lyon avec le milieu conservateur de la ville. Alain Morvan s´est d´abord montré très ferme dans le dossier du révisionisme à l'université Lyon-III. Malgré les pressions de sa hiérarchie, il dit avoir refusé de "lever le pied" sur ce dossier qui empoisonne le monde universitaire lyonnais depuis de nombreuses années.

Le lycée musulman de Décines

Mais c´est à propos du lycée musulman que le recteur s´est trouvé rapidement sur la sellette. En refusant l´autorisation d´ouverture "pour des raisons techniques de sécurité", il empêchait le candidat Nicolas Sarkozy, ministre de l´intérieur (donc des cultes) de faire un bon coup à quelques mois des élections. Reste que si son opposition au lycée Al Kindi s´abritait derrière des problèmes "techniques", il ne fait aucun doute qu´Alain Morvan avait un désaccord plus profond et d´ordre politique celui là, avec sa hiérarchie : " L'école est faite pour mettre dans un même creuset des enfants d'horizon différents. Pas pour servir de support identitaire ", déclare t´il encore aujourd´hui.


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