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Dans les coulisses de l'ENA, promotion "Ubu Roi" par Olivier Saby

mercredi 31 octobre 2012

Olivier+Saby
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Depuis sa création en 1945, aucun témoignage n'avait jamais filtré sur l'intérieur de l'Ecole Nationale d'Administration (ENA)! Comme François Ruffin l'avait fait en 2003 avec Les Petits Soldats du journalisme (une enquête sans concession sur la formation aux métiers de la presse), Olivier Saby n'a pas choisi le pamphlet pour dénoncer les travers de la formation de "l'élite de la République"... Son livre n'est pas non plus celui d'un reporter "infiltré", plutôt une somme d'anecdotes, souvent drôles, toujours édifiantes recueillies durant ses deux années d'ENA.
Ancien élève de l'Institut national des télécoms et de Sciences Po Paris, Olivier Saby avait le profil idéal pour intégrer l'école qui a vu défiler les plus grands noms et formé la plupart de nos ministres et Préfets (80 par an, dont François Hollande, Ségolène Royal, Laurent Wauquiez, Lionel Jospin... depuis 1945).

L'obsession du rang de sortie...
De la sélection, qui intègre aujourd'hui plusieurs niveaux d'admission, jusqu'à leur sortie, les élèves sont infantilisés, éduqués, "moulés" pour réagir de la même manière à toutes les situations. Formés par des anciens énarques, qui commencent toujours par décliner le nom de leur promotion et leur rang (classement) de sortie, les lauréats peuvent passer des nuits entières de "négociation" pour choisir le nom de leur promotion, être abrutis par les règlements les plus incongrus, se livrer à des compétitions ridicules, toujours dans le but d'atteindre l'une des premières places de sortie...
Leurs enseignants viennent du gratin de la République, mais ils peuvent intervenir sur des sujets  qu'ils ne maîtrisent absolument pas (un spécialiste des maladies infectieuses peut donner un cours sur l'économie de la télévision et à l'inverse un responsable de France 2 intervenir sur le budget du Ministère de l'Agriculture)... Très vite, tous ces futurs ministres, ambassadeurs, préfets... qui s'organisent pour ne plus suivre les cours qu'en alternance en trichant avec les feuilles de présence, reviennent à leurs préoccupations parisiennes (l'école est décentralisée à Strasbourg) et se mettent à calculer l'intérêt pour leur carrière -et leur carnet d'adresse -  des lieux où ils vont effectuer leurs stage pratiques. Un stage dans une oeuvre humanitaire sera du plus grand chic pour celui qui se destine à la politique, les bureaux de l'Union Européenne à Bruxelles plus utiles à un féru d'administration... De toute manière, c'est l'école qui décide des lieux "d'immersion" et il n'est pas rare qu'un élève qui demande, comme Olivier Saby, Israël, se retrouve à Beyrouth !
Mois après mois, stage après stage, de Beyrouth à Bondy, de Brest à Tokyo, l'ancien élève raconte comment les énarques apprennent à capter le pouvoir. Derrière les murs strasbourgeois de cette ancienne prison pour femmes, peu de discussions sur l'avenir du pays, mais des pressions, des territoires convoités, la tragi-comédie du classement de sortie et un matricule pour la vie. Un témoignage qui se lit comme un roman, amuse comme une comédie, et qui laisse interdit.
Gilles Roman
(redaction@lyonenfrance.com)

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Intellectuels "faussaires", P. Boniface tire la sonnette d'alarme !

mardi 30 août 2011

Un livre "moral" qui remet les idées en place et crée la polémique ! D' Alexandre Adler à BHL, de Caroline Fourest à Mohamed Sifaoui en passant par Philippe Val, tous en prennent pour leur grade et ne manqueront pas de répliquer:"Depuis quelques années, le mensonge est devenu la marque de fabrique de plusieurs intellectuels" écrit Pascal Boniface qui déplore que ces "faussaires" qui assènent sans aucun scrupule des contrevérités pour défendre telle ou telle cause sont quasi intouchables. 
Quoi qu'ils racontent, on les respecte et personne, ou presque, n'ose dénoncer leurs (petits) arrangements permanents avec la vérité. Le triomphe de ces "serials-menteurs" représente une véritable menace pour l'information et la démocratie. Les "intellectuels faussaires" dont il est question dans cet ouvrage sont bien connus. Ils s'affichent sur les plateaux de télévision et tiennent des chroniques à la radio ou dans la presse. 
Tous brandissent la morale pour nous faire avaler leurs couleuvres. Tous distillent des énormités et des concepts creux sur l'islamisme. En levant le voile sur leurs pratiques, Pascal Boniface dénonce une nouvelle "trahison des clercs". Un ouvrage corrosif qui démontre, exemples à l'appui, les mensonges de certains experts et autres donneurs de leçons très médiatiques. Une réflexion iconoclaste sur les dérives du débat intellectuel aujourd'hui en France.

Biographie de l'auteur
Pascal Boniface est directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l'Institut d'études européennes de l'université de Paris VIII. Il a écrit ou dirigé une quarantaine d'ouvrages ayant pour thème les relations internationales, les questions nucléaires et de désarmement, la politique étrangère française ou encore l'impact du sport dans les relations internationales.
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Jérémy Rifkin annonce la mort de l'industrie nucléaire !

lundi 6 juin 2011

Jeremy Rifkin est l'auteur de plusieurs best-sellers, dont "Le Rêve européen", "La Fin du Travail" et "Le Siècle biotech". Ses livres ont été traduits dans plus de trente langues. Il conseille l'Union européenne et des chefs d'Etat du monde entier. Il est aussi président de la Fondation sur les tendances économiques. Dans une vidéo publiée sur le site Terra Eco, il  annonce dores et déjà la fin de l'industrie nucléaire : Voir la vidéo ici -

Les 5 arguments de Jeremy Rifkin retenus par Terra Eco :
1) Peu d’impact : Pour avoir un quelconque effet sur les émissions de gaz à effet de serre, il faudrait construire 1500 réacteurs nucléaires d’ici à 25 ans, à coups de milliers de milliards de dollars.
2) Le casse-tête des déchets : 60 ans que nous faisons du nucléaire et toujours pas de solution durable pour les déchets.
3) La pénurie menace : L’uranium est une ressource de plus en plus rare et son prix ne cessera d’augmenter.
4) Le danger des solutions alternatives : Certes, on peut remplacer l’uranium par du plutonium mais à l’heure du terrorisme, est-ce vraiment une bonne idée ?
5) Le problème de l’eau : « 40% de toute l’eau douce consommée dans toute la France est utilisée par l’industrie nucléaire pour refroidir les réacteurs » avant d’être relâchée à une température supérieure. On risque donc de manquer cruellement de ressources hydriques. La solution ? Refroidir les centrales à l’eau de mer. Mais c’est bien sur les côtes que les risques de tsunami et les densités de population sont les plus grands.

A lire son dernier livre, "Une nouvelle conscience pour un monde en crise" 
Présentation de l'éditeur : Jamais le monde n’a paru si totalement unifié (par les communications, le commerce, la culture) et aussi sauvagement déchiré (par la guerre, la crise financière, le réchauffement de la planète, la diffusion de pandémies). Quels que soient nos efforts intellectuels face aux défis d’une mondialisation accélérée, nous ne sommes pas à la hauteur : l’espèce humaine semble incapable de concentrer vraiment ses ressources mentales collectives pour « penser globalement et agir localement ».

Dans son livre le plus ambitieux à ce jour, le célèbre penseur critique Jeremy Rifkin montre que cette déconnexion entre notre vision pour la planète et notre aptitude à la concrétiser s’explique par l’état actuel de la conscience humaine. Nos cerveaux, nos structures mentales, nous prédisposent à une façon de ressentir, de penser et d’agir dans le monde qui n’est plus entièrement adaptée aux nouveaux contextes que nous nous sommes créés. L’environnement produit par l’homme se mue à vive allure en espace planétaire, mais nos états de conscience sont encore agencés aux ères précédentes de l’histoire, qui s’évanouissent tout aussi rapidement. L’humanité, soutient Rifkin, se trouve à l’aube de sa plus grande expérience de tous les temps: remodeler sa conscience pour que les humains puissent s’aider mutuellement à vivre et à prospérer dans leur nouvelle société mondiale…

A l’heure où les forces de la mondialisation s’accélèrent, s’approfondissent et se complexifient, tout indique que les anciennes formes de conscience religieuses ou rationalistes, soumises à trop forte pression, deviennent dépassées et même dangereuses dans leurs efforts pour piloter un monde qui leur échappe de plus en plus. L’émergence de la conscience empathique sera probablement un changement d’avenir aussi gigantesque et profond que lorsque les philosophes des Lumières ont renversé la conscience fondée sur la foi par le canon de la raison. 
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Vient de paraître : Ingrid Betancourt, par delà les apparences

jeudi 1 mai 2008

Il ne faut pas s´attendre, en lisant ce livre paru dans la collection "Regard latino" des éditions Toute latitude, à y découvrir des détails croustillants ou une histoire "cachée" derrière l´enlèvement d´Ingrid Betancourt. Au contraire l’auteur, Jean Jacques Kourliandsky, s´attache à rappeler des faits connus pour "les mettre en perspective et en cohérence afin de leur donner une lisibilité".


Qui est vraiment Ingrid Betancourt ? Qui sont les FARC ? Quel rôle jouent les puissants ? Cet ouvrage s´adresse au grand public et cherche à instaurer une prise de distance indispensable, quand depuis trop longtemps l´émotion a pris le pas sur la raison.
Détaillant des faits précis, l´auteur s´attache à comprendre pourquoi la mobilisation médiatique et le discours "humanitaire" n´ont donné aucun résultat pour la libération de l´otage "la plus célèbre du monde".
L’Allemagne, qui a eu de nombreux otages en Colombie, a réussi elle, à les tirer d’affaire dans la plus grande discrétion. "Mais il est vrai qu’il y a en RFA, on l’a vu dans des situations similaires en Irak, un large consensus politique et médiatique conduisant à ne pas chercher de l’indice d’écoute et du chiffre électoral sur les enlèvements de nationaux", indique Kourliandsky. Il rappelle que si le sort "d´Ingrid" , puisque jusqu´au Président de la république l´appelle par son prénom, est connu de tous les français, d´autres otages, dont une franco-colombienne, ont disparu dans la jungle de ce pays.
Aïda Duvaltier, une franco-colombienne morte dans l´indifférence
" Une Française était donc au moment de l’enlèvement d’Ingrid Betancourt détenue par un groupe de guérilla en Colombie. Elle s’appelait, l’imparfait est de rigueur, puisqu’elle est morte en captivité, Aida Duvaltier. Aida Duvaltier n’est ni journaliste, ni candidate à la présidence de la République, ni amie de Monsieur de Villepin. Personne n’en parle. À tel point que le site en ligne Wikipedia a supprimé en 2007 la rubrique « Aida Duvaltier », provoquant un échange intéressant entre contributeurs sur les critères de notoriété légitimant une présence dans cette encyclopédie du réseau Internet. « Mis à part qu’elle a été prise en otage et qu’elle est morte en détention, je ne vois pas en quoi cette personne est notoire», a précisé l’autorité de surveillance de Wikipedia à l’auteur de la rubrique".
Ingrid Betancourt, voulait apporter de l´oxygène dans la vie politique colombienne :
Née d´une famille de la très grande bourgeoisie (son père a été plusieurs fois ministres), Ingrid Betancourt a vécu une enfance "de rêve" entre la France et la Colombie. Mariée à un diplomate, c´est tout naturellement qu´elle s´est tournée vers la politique. Mais son intégrité et sa nature profonde l´ont décidé rapidement "à rompre avec un milieu politique tout disposé à en faire l’une de ses figures de proue. Au nom de la «Vertu », elle lance des anathèmes tous azimuts. Elle est devenue l’enfant terrible de la politique colombienne. Après avoir pris l’initiative d’animer un courant contestataire au sein de sa formation d’origine, « Oxygène libéral », elle part en claquant la porte au nez du président Samper. Elle fonde pour se présenter aux sénatoriales 1998 le parti « Oxygène vert » avec un certain nombre de déçus libéraux et d’anciens membres de la guérilla du M19. Est-elle vraiment passionnée par la défense de l’environnement ? Sa trajectoire la montre surtout attachée à trouver des solutions originales à la corruption et au conflit interne".
Restituer la complexité de l´histoire
Élue sénatrice, en alliance avec les conservateurs, pendant la trêve des années 1998-2002, elle a rencontré à plusieurs reprises les dirigeants des FARC dans la zone démilitarisée. Elle a maintenu aussi des contacts avec les autres acteurs des violences colombiennes, persuadée qu’avec beaucoup de volonté et d’efforts, le bon sens, la recherche de la paix finiraient par s’imposer aux uns et aux autres. "Ce dialogue peut surprendre. Il n’a pourtant rien d’original. La plupart des responsables politiques, quoi qu’ils en disent en public, tout à la fois condamnent les acteurs des violences, et entretiennent avec eux une relation permanente", écrit l´auteur.
Connue, sinon appréciée de tous les Colombiens, ainsi que de tous les responsables de partis politiques légaux, connue de tous les groupes ayant recours à la violence et de leurs dirigeants, elle fait alors campagne partout et en tous lieux, ne s’interdisant rien. "C’est ce volontarisme, part de son moi le plus profond, et peut-être le sentiment qu’elle était protégée par un capital de contacts anciens avec la guérilla, qui le 23 février 2002 l’a conduite sur la route de San Vicente del Caguán, localité dont le maire était un ami politique, en dépit du risque que présentait un tel déplacement".
Le dialogue de sourds avec les Farc
Dans le dialogue qui s´est instauré avec les Farc, le message est brouillé par de nombreux "parasites". L´auteur rappelle qu´en 1998, le président Andrés Pastrana l’avait emporté grâce à de bons rapports affichés avec le principal responsable des FARC, Pedro Antonio Marín, plus connu sous son nom de guerre, Manuel Marulanda... Le 14 octobre 1998 un il leur avait accordé un statut politique et concédé un territoire démilitarisé de 42 139 kilomètres carrés au coeur du pays, au sud de Bogotá. La négociation ouverte sans suspension des combats hors zone démilitarisée n’a jamais vraiment trouvé son rythme et (...) le gouvernement a peu à peu privilégié une stratégie de retour à la guerre. Avec l’appui des États-Unis, un programme d’aide et coopération, connu sous le nom de « Plan Colombie », a été mis en place le 13 juillet 2000, en principe pour réduire l’espace de la drogue...
Politique contre humanitaire
Concernant les prises d´otages, les FARC les justifient comme des moyens de pressions politiques pour obtenir des concessions de territoires et un retour à la situation de 1998. Hors la réponse apportée par les Etats comme la France est presque toujours placée sur le terrain de "l´humanitaire", entre autre sous forme d´échanges de prisonniers ; ce qui leur a fait qualifier le président français Nicolas Sarkozy, lors du dernier épisode en date (l´envoi d´un avion médicalisé en Colombie) "d´ingénu" .
A lire Jean Jacques Kourliandsky, on comprend que la pression médiatique et politique qui entoure Ingrid Betancourt, si elle permet de l´imposer comme "le joyau" de cet immense trésor que constituent les otages, est aussi le principal obstacle à sa libération.
Une libération qui passera forcément par des concessions politiques (et plus seulement humanitaires), et donc par de franches discussions avec nos "alliés" américains.


Spécialiste de géopolitique et historien, Jean-Jacques Kourliandsky est chargé de recherche àl’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) sur l’Amérique latine et l’Espagne. Consultant, éditorialiste notamment pour la revue Espaces Latinos, il publie dans différentes revues spécialisées et intervient régulièrement auprès des Fondations Friedrich Ebert et Jean Jaurès en Amérique latine.
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