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Chili, le procès de la dictature en France

mercredi 8 décembre 2010

Pinochet
Le procès de la dictature chilienne s'est finalement ouvert le 8 décembre 2010 en France ! Alors que le pays, pour la première fois depuis le retour à la démocratie, vient d'élire un gouvernement de droite dont certains éléments sont proches de l'ancien dictateur, ce procès, même en l'absence des accusés  porte une lourde charge historique et symbolique.

 Jac Forton a vécu treize ans au Chili, dont cinq en dictature. Militant d'Amnesty international, il est le référent pour la France sur le respect des Droits de l'homme au Chili ainsi qu'au Guatemala.
Ce livre complète une trilogie dont il est l'auteur sur le Chili, après ses deux ouvrages "Vingt ans de lutte" et "La Justice impossible".

Les victimes françaises de la dictature
L'enquête qu'il nous présente ici n'est pas un réquisitoire mais un rappel de faits, le fruit d'une décennie de recherches sur les victimes françaises de la dictature de Pinochet.

Parmi les 3 000 morts et disparus plusieurs Français, dont Alphonse Chanfreau, Etienne Pesle, Georges Klein, Jean-Yves Claudet (de gauche à droite sur la couverture). Ces quatre militants de la liberté ont disparu durant les premiers mois de la dictature. Nul ne les a jamais revus.

Après de trop nombreuses années d'impunité, la France s'apprête à juger les responsables de leur disparition. Pinochet est mort en 2006. Les accusés, ses complices, seront absents. Mais pour Amnesty International, ce procès n'en est pas moins essentiel à la lutte contre l'impunité des régimes violant les droits humains.

L'élection de Salvador Allende, le coup d'Etat de Pinochet, sa chute et les tentatives de renvoi devant la Justice : après un rappel du contexte chilien, Jac Forton nous présente une enquête exceptionnelle, pleine de sensibilité et de pudeur, sur les derniers jours de l'étudiant en philosophie, du conseiller agricole, du pédiatre et de l'ingénieur.

Paradoxalement, l'épisode de la dictature soulève aujourd'hui plus de passions en France et dans les pays occidentaux que dans ce pays d'Amérique du Sud. Les chiliens ont toutes les raisons de vouloir "effacer" ce passé de leur mémoire. Si le pays est resté partagé par de nombreuses lignes de fractures, il s'est peu à peu reconstruit, grâce à une jeunesse qui n'a pas connu les années de dictature.

Plus de 30 000 personnes ont été officiellement reconnues par une commission indépendante comme victimes de tortures. Mais il est aujourd'hui impossible de quantifier les douleurs morales et les fractures induites dans les familles. Au Chili, durant les "années de plomb", des milliers de personnes ont été empêchées de travailler, exclues des administrations et des entreprises pour raisons politiques. Ces "exonerados" tout comme les exilés (politiques et économiques) ont été remplacés par des personnes qui ont elles aussi tout intérêt à se taire.

Oublier, c'est ce dont rêvent la plupart des chiliens, les victimes comme les bourreaux ou ceux qui se sont tout simplement "arrangés" de la situation. Un million de personnes (près de 10% de la population !) ont été exilées, certains pour des raisons politiques, la plupart du fait de la catastrophe économique du début des années 80 (le coup d'Etat a eu lieu en 1973). Paradoxalement, ce sont bien souvent ces familles, par leurs envois d'argent au pays, qui ont permis à leurs familles de survivre. Et au dictateur, grâce à l'appui des médias, de faire croire à un "miracle économique".

Comme le rappelle Jac Forton, Pinochet est mort en 2006, abandonné par son propre camp et "humilié" par des poursuites pour enrichissement personnel. L'auteur raconte aussi la duplicité des banques européennes et américaines (off-shore aux Antilles), "complices dans le circuit de blanchiment d'argent occulte versé à titre de commissions lors de ventes d'armes au chili et en Europe".

Jac Forton a enquêté sur les raisons qui ont maintes fois retardé le procès en France. Et il en conclue que la justice française n'a pas subi de pressions. Elle se veut simplement exemplaire dans ce procès.

Gilles Roman

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La littérature et les écrivains d´amérique latine à l´honneur

vendredi 3 octobre 2008

Le festival "Belles Latinas" met tous les ans à l'honneur les littératures latino-américaines contemporaines.

Cette année, près d' une centaine d' écrivains latinoaméricains ou "spécialistes" de l'amérique latine font le déplacement, dans des lieux "éclatés" du Grand Lyon, et même à St Etienne, la Ricamarie ou encore Vienne dans le département de l' Isère! Outre des lieux habituels comme la médiathèque de Bron, la Villa Gillet, l'université Lumière Lyon II ou l'Institut Cervantes, plusieurs manifestations sont accueillies cette année par l'Opéra de Lyon. C´est le cas par exemple de l´exposition des oeuvres du sculpteur mexicain Aaron Hinojosa*. (voir article dans LYon-Actualités). Une programmation où littérature et musique seront au rendez-vous dans une ambiance conviviale et festive.
Du 6 au 21 octobre, avec Bellas latinas et grâce aux organisateurs des Espaces Latinos de Lyon, on parlera littérature, cinéma et musique, avec des spectacles, lectures, animations ... et des invités de très grande qualité.

Vous pouvez trouver la liste des invités et commander les livres de Bellas latinas dans notre vitrine spéciale sur LYon-Boutique.fr-
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Vient de paraître : Ingrid Betancourt, par delà les apparences

jeudi 1 mai 2008

Il ne faut pas s´attendre, en lisant ce livre paru dans la collection "Regard latino" des éditions Toute latitude, à y découvrir des détails croustillants ou une histoire "cachée" derrière l´enlèvement d´Ingrid Betancourt. Au contraire l’auteur, Jean Jacques Kourliandsky, s´attache à rappeler des faits connus pour "les mettre en perspective et en cohérence afin de leur donner une lisibilité".


Qui est vraiment Ingrid Betancourt ? Qui sont les FARC ? Quel rôle jouent les puissants ? Cet ouvrage s´adresse au grand public et cherche à instaurer une prise de distance indispensable, quand depuis trop longtemps l´émotion a pris le pas sur la raison.
Détaillant des faits précis, l´auteur s´attache à comprendre pourquoi la mobilisation médiatique et le discours "humanitaire" n´ont donné aucun résultat pour la libération de l´otage "la plus célèbre du monde".
L’Allemagne, qui a eu de nombreux otages en Colombie, a réussi elle, à les tirer d’affaire dans la plus grande discrétion. "Mais il est vrai qu’il y a en RFA, on l’a vu dans des situations similaires en Irak, un large consensus politique et médiatique conduisant à ne pas chercher de l’indice d’écoute et du chiffre électoral sur les enlèvements de nationaux", indique Kourliandsky. Il rappelle que si le sort "d´Ingrid" , puisque jusqu´au Président de la république l´appelle par son prénom, est connu de tous les français, d´autres otages, dont une franco-colombienne, ont disparu dans la jungle de ce pays.
Aïda Duvaltier, une franco-colombienne morte dans l´indifférence
" Une Française était donc au moment de l’enlèvement d’Ingrid Betancourt détenue par un groupe de guérilla en Colombie. Elle s’appelait, l’imparfait est de rigueur, puisqu’elle est morte en captivité, Aida Duvaltier. Aida Duvaltier n’est ni journaliste, ni candidate à la présidence de la République, ni amie de Monsieur de Villepin. Personne n’en parle. À tel point que le site en ligne Wikipedia a supprimé en 2007 la rubrique « Aida Duvaltier », provoquant un échange intéressant entre contributeurs sur les critères de notoriété légitimant une présence dans cette encyclopédie du réseau Internet. « Mis à part qu’elle a été prise en otage et qu’elle est morte en détention, je ne vois pas en quoi cette personne est notoire», a précisé l’autorité de surveillance de Wikipedia à l’auteur de la rubrique".
Ingrid Betancourt, voulait apporter de l´oxygène dans la vie politique colombienne :
Née d´une famille de la très grande bourgeoisie (son père a été plusieurs fois ministres), Ingrid Betancourt a vécu une enfance "de rêve" entre la France et la Colombie. Mariée à un diplomate, c´est tout naturellement qu´elle s´est tournée vers la politique. Mais son intégrité et sa nature profonde l´ont décidé rapidement "à rompre avec un milieu politique tout disposé à en faire l’une de ses figures de proue. Au nom de la «Vertu », elle lance des anathèmes tous azimuts. Elle est devenue l’enfant terrible de la politique colombienne. Après avoir pris l’initiative d’animer un courant contestataire au sein de sa formation d’origine, « Oxygène libéral », elle part en claquant la porte au nez du président Samper. Elle fonde pour se présenter aux sénatoriales 1998 le parti « Oxygène vert » avec un certain nombre de déçus libéraux et d’anciens membres de la guérilla du M19. Est-elle vraiment passionnée par la défense de l’environnement ? Sa trajectoire la montre surtout attachée à trouver des solutions originales à la corruption et au conflit interne".
Restituer la complexité de l´histoire
Élue sénatrice, en alliance avec les conservateurs, pendant la trêve des années 1998-2002, elle a rencontré à plusieurs reprises les dirigeants des FARC dans la zone démilitarisée. Elle a maintenu aussi des contacts avec les autres acteurs des violences colombiennes, persuadée qu’avec beaucoup de volonté et d’efforts, le bon sens, la recherche de la paix finiraient par s’imposer aux uns et aux autres. "Ce dialogue peut surprendre. Il n’a pourtant rien d’original. La plupart des responsables politiques, quoi qu’ils en disent en public, tout à la fois condamnent les acteurs des violences, et entretiennent avec eux une relation permanente", écrit l´auteur.
Connue, sinon appréciée de tous les Colombiens, ainsi que de tous les responsables de partis politiques légaux, connue de tous les groupes ayant recours à la violence et de leurs dirigeants, elle fait alors campagne partout et en tous lieux, ne s’interdisant rien. "C’est ce volontarisme, part de son moi le plus profond, et peut-être le sentiment qu’elle était protégée par un capital de contacts anciens avec la guérilla, qui le 23 février 2002 l’a conduite sur la route de San Vicente del Caguán, localité dont le maire était un ami politique, en dépit du risque que présentait un tel déplacement".
Le dialogue de sourds avec les Farc
Dans le dialogue qui s´est instauré avec les Farc, le message est brouillé par de nombreux "parasites". L´auteur rappelle qu´en 1998, le président Andrés Pastrana l’avait emporté grâce à de bons rapports affichés avec le principal responsable des FARC, Pedro Antonio Marín, plus connu sous son nom de guerre, Manuel Marulanda... Le 14 octobre 1998 un il leur avait accordé un statut politique et concédé un territoire démilitarisé de 42 139 kilomètres carrés au coeur du pays, au sud de Bogotá. La négociation ouverte sans suspension des combats hors zone démilitarisée n’a jamais vraiment trouvé son rythme et (...) le gouvernement a peu à peu privilégié une stratégie de retour à la guerre. Avec l’appui des États-Unis, un programme d’aide et coopération, connu sous le nom de « Plan Colombie », a été mis en place le 13 juillet 2000, en principe pour réduire l’espace de la drogue...
Politique contre humanitaire
Concernant les prises d´otages, les FARC les justifient comme des moyens de pressions politiques pour obtenir des concessions de territoires et un retour à la situation de 1998. Hors la réponse apportée par les Etats comme la France est presque toujours placée sur le terrain de "l´humanitaire", entre autre sous forme d´échanges de prisonniers ; ce qui leur a fait qualifier le président français Nicolas Sarkozy, lors du dernier épisode en date (l´envoi d´un avion médicalisé en Colombie) "d´ingénu" .
A lire Jean Jacques Kourliandsky, on comprend que la pression médiatique et politique qui entoure Ingrid Betancourt, si elle permet de l´imposer comme "le joyau" de cet immense trésor que constituent les otages, est aussi le principal obstacle à sa libération.
Une libération qui passera forcément par des concessions politiques (et plus seulement humanitaires), et donc par de franches discussions avec nos "alliés" américains.


Spécialiste de géopolitique et historien, Jean-Jacques Kourliandsky est chargé de recherche àl’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) sur l’Amérique latine et l’Espagne. Consultant, éditorialiste notamment pour la revue Espaces Latinos, il publie dans différentes revues spécialisées et intervient régulièrement auprès des Fondations Friedrich Ebert et Jean Jaurès en Amérique latine.
Plus d' informations sur ce site -
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Pérou, ombres et lumières, de Chrystelle Barbier

vendredi 25 janvier 2008

Chrystelle Barbier est une journaliste curieuse, ouverte, de celles qui aiment écouter, raconter, comprendre. Avec beaucoup de modestie elle se présente ainsi dans son blog : je suis Ardéchoise, j´ai 26 ans et… tout à apprendre ! Elle le dit sans détour : elle aime le Pérou, et si l´on en croit les commentaires de ses lecteurs, les péruviens le lui rendent bien.


Le livre "Pérou ombres et lumières" est d´une brûlante actualité : il est publié au moment même où la première condamnation de l´ancien président péruvien Alberto Fujimori vient de tomber (six ans de prison pour abus de pouvoir). Celui que les péruviens appellent "El Chino" pour ses origines asiatiques est poursuivi séparément pour meurtre, enlèvement et corruption et son procès devrait durer toute l´année 2008. Dans son livre, Chrystelle Barbier revient sur les années de pouvoir absolu, "l´auto-golpe" (le coup d´Etat) de Fujimori, mais aussi sur les "années de plomb", les exactions de la guerilla du sentier lumineux et des milices, qui ont provoqué la mort de 70000 personnes et le déplacement de millions d´habitants des campagnes vers les villes dans les années 80.
Une ardéchoise passionnée de football
La rencontre de Chrystelle Barbier avec le Pérou date de 2004, quand elle y entreprend un court voyage de trois mois. Totalement séduite par ce pays, elle décide de s´y installer et négocie des correspondances pour différents médias nationaux (Le Monde, France info) et internationaux (France 24, RFI...). Elle découvre alors que le Pérou, connu à travers le monde pour la disparition de la civilisation Inca et son cycle sans fin de catastrophes, scandales politiques, crimes, procès, vit depuis quelques temps des moments beaucoup plus positifs. Le retour à la démocratie, aussi chaotique qu´il soit, est accompagné d´un développement macroéconomique sans précédent, qui s´appuie sur la formidable vitalité d´une jeunesse passionée (comme elle) de football et surtout la volonté des péruviens de s´en sortir et de "seguir adelante" (aller de l´avant).
"Les péruviens attendent, de plus en plus impatients, la redistribution de leur richesse."
Des péruviens qui attendent maintenant la redistribution, de plus en plus impatients que le résultat de la vente de leur formidable richesse (or, argent, cuivre mais aussi artisanat et biodiversité) soit réinvesti dans leur vie quotidienne...
Le livre est nourri d´ anecdotes, sur le championat de football féminin, le goût de la fête, de la musique et de la bonne cuisine que partagent les habitants de ce pays immense, qui ne se limite pas à la Cordillère des Andes. Car le Pérou se divise en trois zones totalement différentes et qui communiquent peu : la selva (10% de la forêt amazonienne), la costa (le long du pacifique) et la Sierra.
Ce melting pot de populations très différentes se retrouve toutefois dans la capitale, Lima "la métisse", que Chrystelle Barbier réhabilite face aux guides touristiques. Une ville bigarrée, où internet est partout en ce début de vingt et unième siècle et où, grâce au développement du micro crédit, plusieurs millions de personnes développent des projets pour "seguir adelante, toujours".
Voir le blog de Chrystelle Barbier, les ondes des Andes -
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